Lu sur Novopress : En Alsace, la choucroute à la sauce créole du Front national
10/02/2010 – 11h15
STRASBOURG (NOVOPress) : Le Front national a réservé aux électeurs alsaciens une étonnante surprise : la candidature, en deuxième place de sa liste dans le Bas-Rhin, d’une certaine « Huguette Fatna, retraitée », totalement inconnue dans la région. Et pour cause : la jeune retraitée – elle a 57 ans – siège actuellement au conseil régional d’Ile-de-France, où elle a été élue en 2004 en tant que représentante du département de l’Essonne. Et elle est chargée, au Front national, d’y défendre… les Français d’outre-mer !
Le parachutage d’Huguette Fatna en Alsace participe du sauve-qui-peut général des élus FN au conseil régional d’Ile-de-France, une région où le parti de Jean-Marie Le Pen n’a à peu près aucune chance de retrouver des élus. Outre Marine Le Pen, partie à la conquête de la région Nord-Pas-de-Calais, Jean-François Jalkh (élu de Seine-et-Marne depuis 1992) est parti tenter sa chance en Lorraine, Jean-Michel Dubois (élu du Val-d’Oise depuis 1986) a migré en Haute-Normandie, ainsi que Marie-Estelle Préjean (élu de Seine-Saint-Denis depuis 1998).
Né en Martinique, Huguette Fatna doit son nom à son arrière-grand-père, enfant trouvé un 14-Juillet qui, selon l’habitude de l’époque, fut appelé Faitnat, en référence à ce jour de « Fête Nat’ », la fête nationale. Elle a rejoint le Front national en 1981, après l’élection à la présidence de la République de François Mitterrand et est devenue une proche de Jean-Marie Le Pen.
« Originaire de la Martinique, par conséquent Française de souche », Huguette Fatna est intervenue dans le débat sur l’identité nationale pour s’interroger sur « la non-participation de l’outre-mer à ce débat » : « Le président de la République nous considère-t-il comme des non Français à part entière, ou des Français de deuxième catégorie ? »
Dans Sur tous les fronts (éd. Objectif France, 2003), Huguette Fatna, qui a instauré au FN la tradition annuelle du « Bal des Dom-Tom », confiait son « rêve » : « Emmener Jean-Marie Le Pen à la Martinique. » Elle ajoutait : « C’est une chance d’avoir été colonisés par les Français. Notre position serait infiniment moins forte aujourd’hui si nous l’avions été par les Allemands ou par les Anglais »
A un indépendantiste martiniquais qui l’avait un jour traitée de « putain de Le Pen », Huguette Fatna – dont la phrase légendaire est : « Allez, allez, c’est pas g’ave tout ça » – avait répondu : « Les chiens aboient, la caravane passe. » Une caravane lepéniste qui vient donc de la propulser en Alsace, sur la liste conduite par Patrick Binder, afin qu’elle puisse percevoir encore quelques années une indemnité de conseiller régional. Une entorse au proverbe créole qui veut que « Chak chyen leche tèt afè’l jan li konnen ». En français : « Chaque bourrique braie dans son pâturage. »
Note de Jeune Alsace : L’Alsace est-elle devenue un DOM-TOM aux yeux du FN, était-il en manque de candidats alsaciens, ou considère-t-il tout simplement que l’Alsace est une région bonne à recaser ses élus parisiens en mal de réélection ?
Cela a au moins le mérite de clarifier les choses : la seule liste identitaire sera la liste Alsace d’abord conduite par Jacques Cordonnier, à laquelle Jeune Alsace apporte tout son soutien !

Turenne au pilori.
Pour la seconde année, une cinquantaine de membres des mouvements régionalistes Alsace d’Abord et Jeune Alsace, réunis devant l’obélisque hier après-midi, ont tiré à boulets rouges sur Turenne.
Il y a ceux qui réclament la disparition du monument érigé à la mémoire du maréchal Turenne et ceux qui se contenteraient d’un changement de plaque. Tous sont d’accord pour dénoncer une falsification mémorielle comme le souligne Benoît Voltz de Jeune Alsace. Pour eux. le maréchal qui a laissé son nom à des rues des places et des cafés, n’est qu’un ”criminel de guerre” et non pas le héros présenté dans les livres d’histoire français.
Les faits commémorés hier par les deux mouvements régionaux à grand renfort de bannières rouges et blanches, remontent au 5 janvier 1675. date de la bataille de Turckheim. au cours de laquelle Turenne a repoussé les armées autrichiennes. Alsace d’Abord et Jeune Alsace ont observé une minute de silence et déposé une gerbe «à la mémoire des victimes massacrées par Turenne.»
Sur fond d’élections régionales. -Alsace d’Abord présentera sa liste- les deux mouvements font feu de tout bois. Les minarets et le débat sur l’identité nationale nourrissent le discours sur la politique qui ‘nous délaisse et nous défavorise’. clame Agnès Harnist. porte-parole d’Alsace d’Abord dans le Haut-Rhin. Dans un communiqué, le Parti Alsacien Unser Land qualifie la manifestation d’Alsace d’Abord d’« imposture» et de «tentative de récupération de l’électorat régionaliste». A. M.
Source: DNA

Manifestation Turenne, « falsification mémorielle »
Hier après-midi, comme l’an passé à la même époque, une petite cinquantaine de membres des mouvements régionalistes Jeune Alsace (Junges Elsass) et Alsace d’abord se sont retrouvés à Turckheim, devant l’obélisque à la gloire du maréchal de Turenne, qu’ils tiennent pour le «symbole d’une falsification mémorielle ».
Sous les étendards rouges et blancs claquant au vent et l’œil d’une poignée de policiers municipaux postés sur le trottoir d’en face, Benoît Voltz, chargé des affaires culturelles au sein de Jeune Alsace, a déploré que « le criminel de guerre ait été transformé en héros local», arguant qu’en 1675, l’arrivée des troupes françaises dans les villes de la Décapole avait donné lieu à des scènes de « grande barbarie ».
Une histoire à « reconquérir » ?
Jeune Alsace ne demande «ni autoflagellation, ni excuses publiques », mais que, sur la plaque commémorative, le nom de Turenne soit effacé au profit des Alsaciens victimes de la guerre de Trente ans. Une gerbe de fleurs en leur hommage a été déposée, après une minute de silence proposée par Agnès Harmist, porte-parole d’Alsace d’abord, qui s’est exprimée en dialecte. Un combat d’arrière-garde que ce rendez-vous du mois de janvier ? Pas pour le président de Jeune Alsace, Nicolas Lamberterie, qui pointe que «dans le débat actuel sur l’identité nationale, on n’a pas parlé des identités régionales, et au premier chef de l’identité alsacienne ».
Source: l’Alsace

Rendez-vous le samedi 23 janvier 2010 à 14 heures
à Turckheim, devant l’obélisque, route d’Ingersheim
Commémoration des événements de janvier 1675
Comme l’année dernière, le mouvement régionaliste Alsace d’Abord et le mouvement Jeune Alsace commémoreront les événements survenus à Turckheim le 5 janvier 1675. Lors de la prise de Turckheim par le Maréchal Turenne, ce dernier saccagea la Ville et massacra une grande partie de la population. L’État français a érigé une obélisque, monument dédié à la gloire de Turenne, sur les lieux mêmes où le maréchal perpétra ses crimes de guerre contre les Alsaciens.
BANQUET DE NOEL
ET 20è ANNIVERSAIRE D’ALSACE D’ABORD
VENDREDI 4 DÉCEMBRE 2009 À 19 H 30
AU RESTAURANT CHEZ JULIEN
1, RUE POINCARÉ - 68250 ROUFFACH
Le vendredi 4 décembre 2009 à 19h30, c’est à Rouffach dans le Haut-Rhin qu’aura lieu notre traditionnel banquet de Noël.
Nous fêterons en même temps le 20è anniversaire du mouvement régionaliste.
ALSACE D’ABORD et le mouvement JEUNE ALSACE ont décidé de célébrer ensemble cet anniversaire.

Nous nous réunirons au restaurant “chez Julien” 1 rue Poincaré - 68250 Rouffach
Pour vous inscrire, téléchargez le bulletin d’inscription, remplissez-le et envoyez-le accompagné de votre règlement.
C’est sous un magnifique soleil du mois d’août finissant qu’a eu lieu la traditionnelle fête de rentrée du mouvement régionaliste Alsace d’Abord, qui a accueilli cette année plus d’une centaine de personnes. Cette réunion a également constitué le premier rassemblement électoral du mouvement en vue des élections de régionales qui auront lieu en mars 2010.
Les cadres et élus du mouvement étaient venus en nombre pour soutenir Jacques Cordonnier, président d’Alsace d’Abord, parmi lesquels : Christian Chaton, vice-président du mouvement et Conseiller général de Sainte-Marie-aux-Mines ; Michel Schwartz, conseiller municipal d’Andolsheim et organisateur de la journée ; le Général Alain Voelckel ; Agnès Harnist, déléguée du mouvement dans le Sundgau ; Georges Schaefer, conseiller municipal et maire honoraire de Schalkendorf ; Alexandre Messerlin, ancien maire d’Elbach.
Nous avons eu le plaisir de recevoir Pierre Rieffel, ardent défenseur de l’Alsace et bien connu des milieux autonomistes.
Les équipes de Jeune Alsace étaient présentes en nombre, réunies autour de Nicolas de Lamberterie, Bryan Kemps et Fabrice Lauffenburger. Les jeunes ont particulièrement apprécié cette journée de repos bien méritée après un été particulièrement actif en collages d’affiches.
Jacques Cordonnier a exprimé sa satisfaction de voir la capacité de rassemblement et de mobilisation du mouvement régionaliste dans un contexte de démobilisation politique qui frappe l’ensemble des partis nationaux. Il a également rappelé la nécessité pour l’Alsace - dont le déclin ne cesse de s’accélérer alors qu’elle était la région la plus prospère de France il y a 20 ans - d’être représentée par des élus indépendants et soucieux de l’intérêt de l’Alsace et des Alsaciens d’abord.
Joignant l’utile à l’agréable, le rassemblement a également permis de distribuer aux militants la pétition du mouvement contre le projet du gouvernement de supprimer les années de cotisation de retraite aux mères de famille ayant cessé de travailler pour élever leurs enfants.
La journée s’est longuement prolongée autour de l’étang de pêche, jusqu’en fin d’après-midi. C’est plein d’énergie que les militants sont rentrés chez eux et ont immédiatement commencé la distribution de la pétition.
fête à Rombach-le-Franc (68), à l’étang de pêche
Lancement de la campagne des élections régionales de mars 2010
Venez nombreux, accompagnés de votre famille et de vos amis.
Merci de remplir et nous renvoyer le bulletin d’inscription ci-dessous
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